C'est la sonnerie du système de détection incendie qui a réveillé un couple de septuagénaires, lundi vers minuit. Leur appartement, situé rue Sourdeau, était envahi par la fumée. À l'origine du sinistre: un court-circuit du chauffage électrique.
Quand Lucette et Emile Legrain se réveillent cette nuit-là, leur appartement est déjà envahi par la fumée: “ Mon mari avait entendu un bruit, il croyait à une intrusion de voleurs ”, raconte Lucette qui habite un appartement de la Ville d'Antoing, situé à la rue Sourdeau, dans la résidence de la Poste. En fait, c'est le système de détection incendie qui s'était déclenché. “ Il est allé voir... Je me suis levée aussi et je ne voyais rien, tellement il y avait de la fumée. ”
Lucette se rend compte que son réveil matin s'est éteint et songe à une panne de courant. Elle veut alors remettre les fusibles mais comprend en arrivant près du local qu'un début d'incendie ravage son appartement: “ C'était tout bleu, on n'y voyait pas à quelques centimètres ”, explique la septuagénaire. “ J'ai compris qu'il fallait sortir et vite. J'ai crié à mon mari qu'il y avait le feu et nous avons quitté l'appartement. ”
Le couple, en pyjama, se réfugie chez des voisins qui préviennent les services de secours. Quelques instants plus tard, les hommes du feu d'Antoing sont sur place et maîtrisent l'incendie. “ D'après les premières constatations, c'est un dysfonctionnement du chauffage électrique qui est à l'origine de l'incident ”, précise le bourgmestre d'Antoing, Bernard Bauwens qui s'est également rendu sur les lieux. “ Cela a déclenché un court-circuit dans le coffret à fusibles. ” L'installation était pourtant récente puisque le couple Legrain est le premier à occuper cet appartement rénové en 2002.
Noir de fumée, le logement est inhabitable pour l'instant: “ Et ici, tout est électrique ”, précise Lucette, “ nous ne savons plus ni nous chauffer, ni éclairer, ni même cuisiner chez nous. ”
Lucette et Emile Legrain devront donc passer les fêtes loin de chez eux, même s'ils ont trouvé provisoirement refuge aux “ Remparts ” sur la place Bara. “ Nous n'avions rien prévu de bien particulier, mais des amis et de la famille devaient venir nous rendre visite pour la fin de l'année ”, regrette Lucette. “ Maintenant, ce ne sera plus possible... ”